Patek Philippe


Quelques leçons de résilience: l’exemple de Patek Philippe

RÉTROSPECTIVE

English Español
juin 2020


Quelques leçons de résilience: l'exemple de Patek Philippe

«Résilience»? A l’origine, le mot résilience désigne une mesure (qui s’exprime en joule par cm2) utilisée en physique pour caractériser la résistance d’un métal au choc et à la rupture. Ce qui tombe bien quand on parle d’horlogerie. Mais plus largement désormais, on parle de «résilience» pour dire «l’aptitude à tenir le coup et à reprendre un développement dans des circonstances adverses».

«R

ésilience»? A l’origine, le mot résilience désigne une mesure (qui s’exprime en joule par cm2) utilisée en physique pour caractériser la résistance d’un métal au choc et à la rupture. Ce qui tombe bien quand on parle d’horlogerie. Mais plus largement désormais, on parle de «résilience» pour dire «l’aptitude à tenir le coup et à reprendre un développement dans des circonstances adverses».

Une qualité démontrée par Patek Philippe à plusieurs reprises au long de son histoire.

Et encore tout récemment....

2020: Choc et rupture

«Il nous faut toujours nous adapter et nous remettre en cause, car ce qui était juste hier ne l’est plus forcément aujourd’hui», déclarait Thierry Stern, Président de Patek Philippe, pas plus tard que le 14 avril 2020, dans son communiqué annonçant que la marque quittait Baselworld après presque 90 ans de présence continue dans la foire de la ville rhénane (première participation en 1932).

Ce qui était «juste» pendant près d’un siècle ne l’étant plus, car le point de «rupture», de non-résilience, pour parler selon la physique, s’approchait dangereusement, la grande maison genevoise a pris le risque de tout changer, de quitter Bâle et de revenir sur ses terres genevoises pour sa grande présentation annuelle (ce sera en avril 2021).

Cette décision – conjointe avec celle de Rolex, autre marque résiliente, présente à Bâle depuis 1939 – peut se lire comme étant l’expression la plus récente de la «résilience » qui est une des caractéristiques de sa longue histoire.

Comme l’explique le psychologue Boris Cyrulnik, qui a popularisé le terme de résilience, «le résilient, après avoir frôlé le précipice, reprend un cheminement latéral. Il doit se frayer une nouvelle piste avec, dans sa mémoire, le bord du ravin.»

«Le résilient, après avoir frôlé le précipice, reprend un cheminement latéral. Il doit se frayer une nouvelle piste avec, dans sa mémoire, le bord du ravin.»

Être résilient signifie donc avoir de la mémoire et, à partir de cette mémoire, tracer de nouvelles voies. Être résilient demande de l’audace (à ne pas confondre avec de la témérité), de la clairvoyance et de la créativité.

Nous n’allons pas nous étendre ici sur les raisons factuelles de cette récente rupture entre Patek Philippe et Baselworld qui a pris tout le monde de court (lire à ce sujet nos diverses analyses) mais simplement relever que la résilience est une forme de réaction face à l’adversité venue de l’extérieur, une capacité d’adaptation au changement, et que cette capacité d’adaptation demande de la prescience et une bonne dose de courage. Car il s’agit évidemment de «se frayer une nouvelle piste», forcément inconnue.

Des circonstances «adverses», non seulement l’horlogerie suisse mais ici singulièrement Patek Philippe en a rencontrées de nombreuses au cours de son long parcours, entamé en 1839. Nous ne reviendrons pas sur toute l’histoire de la maison mais entendons brièvement évoquer différents exemples de cette résilience, de cette aptitude à résister aux chocs et à tenir le coup, au cours des XXème et XXIème siècles. A commencer par 1932, date à laquelle la famille Stern entre en scène…

La «Graves», qu'on ne nomme pas encore ainsi, dans le Journal Suisse d'Horlogerie en 1932.
La «Graves», qu’on ne nomme pas encore ainsi, dans le Journal Suisse d’Horlogerie en 1932.

1932: En pleine Grande Dépression

Quand en 1932, la famille Stern, à la tête d’une fabrique de cadrans installée à Genève, se porte acquéreur de Patek Philippe, celle-ci est considérée comme une des marques les plus importantes de l’horlogerie suisse mais se retrouve en bien mauvaise position. Le krach d’octobre 1929 lui a porté un coup très sévère. Comme le dit alors un rapport qui parvient de New York au conseil d’administration, «les affaires en automne, qui sont généralement assez stables, ont été presque entièrement paralysées par les profonds bouleversements causés par le crash de la Bourse de New York d’octobre, dont les effets se font sentir sur tous les marchés ». La Grande Dépression qui suit ne va pas arranger les choses, d’autant plus que le marché américain est alors de toute première importance pour Patek Philippe. Un marché où son renom est particulièrement grand, notamment à la suite de la livraison, deux ans plus tôt en 1927, au constructeur automobile James Ward Packard, de ce qui est alors la montre la plus compliquée au monde.

Au moment où la famille Stern reprend Patek Philippe, la célèbre Graves et ses 24 complications, destinée à surpasser la Packard est en cours d’achèvement.

Mais reprendre une telle entreprise en pleine Grande Dépression économique mondiale apparaît comme étant un pari sur la résilience. L’intuition créative des frères Jean et Charles Stern, leur «nouvelle piste», va s’avérer gagnante.

A côté de ces montres de prestige spectaculaires et d’une importante production de belles montres de poche, la direction précédente s’était aussi lancée dans la production, alors à la mode grandissante, de montres-bracelet, souvent de moindre qualité et pour la plupart équipées de mouvements de provenance extérieure.

Les premières décisions des nouveaux propriétaires vont dessiner le futur et leur permettre de sortir graduellement la marque de l’ornière fatale dans laquelle elle est embourbée. Ils vont renouveler la direction, faire fondre des centaines de pièces du stock ancien, créer de nouveaux modèles aux lignes plus sobres et plus en phase avec les goûts montants, renouveler la communication, se tourner vers d’autres marchés que ceux autrefois dominants mais désormais moribonds des États-Unis, du Brésil et de l’Argentine, pour investir sur l’Europe, remodeler et moderniser les méthodes de manufacture, réorganiser la production en la concentrant exclusivement sur la plus haute qualité, maîtriser leur propre production de mouvements et investir massivement sur la montre-bracelet en démontrant que celle-ci pouvait aussi accueillir les complications qui avaient fait la renommée de la maison.

Le dessin original de la Calatrava Référence 96 de Patek Philippe par David Penney, et l'une des premières versions de la Référence 96, provenant du Patek Philippe Museum.
Le dessin original de la Calatrava Référence 96 de Patek Philippe par David Penney, et l’une des premières versions de la Référence 96, provenant du Patek Philippe Museum.

Une montre symbolise parfaitement ce nouveau tournant esthétique et technique, la Référence 96, autrement nommée la Calatrava. Nul besoin de s’étendre sur cette montre, fille de résilience, devenue «icône parmi les icônes» et qui, sortie en 1932, fait toujours figure de référence absolue.

1965: Conserver la mémoire

Comme nous l’avons cité plus haut, le résilient doit emprunter des nouveaux sentiers tout en conservant la mémoire des anciennes pistes. Ce n’est pas autre chose que nous a expliqué Philippe Stern, aujourd’hui Président d’Honneur de Patek Philippe, lors d’une conversation tenue avec Europa Star en 2018.

Pendulettes Dôme en émail.
Pendulettes Dôme en émail.

«Vers 1965, nous avions une centaine de pendulettes Dôme déjà en stock mais elles ne se vendaient plus. Pourtant nous avons continué à en produire. Il s’agissait avant tout de conserver les savoir-faire nécessaires à leur réalisation. A l’époque, plus personne ou presque ne faisait de l’émail. Nous avons continué à donner du travail à nos émailleurs pour que leurs «secrets» ne se perdent pas dans les brumes de l’Histoire. Et aujourd’hui, nous sommes bien aise d’avoir pris une telle décision. Et nos pendulettes Dôme sont revenues sur le devant de la scène. Qui l’aurait cru il y a plus de 50 ans!»

Etre résilient ne signifie aucunement oublier le passé et le jeter par-dessus bord. Tout au contraire. «Un patrimoine, pour rester vivant, pour être conservé, doit être entretenu. Cela passe évidemment par la transmission des techniques et des savoir-faire d’une génération d’horlogers à l’autre, et ce même quand on pense qu’une technologie particulière est dépassée ou ne sert plus à rien. Qui sait si elle ne reviendra pas un jour?» A titre d’exemple, l’actuel regain d’intérêt si fort envers le vintage donne à ces fortes paroles de Philippe Stern une acuité toute particulière.

Nombreuses sont les marques et les manufactures qui se mordent aujourd’hui les doigts d’avoir jeté à la décharge documentation, plans, composants et outils jugés alors obsolètes et supprimé des savoir-faire aujourd’hui avidement recherchés. Mais encore faut-il se donner les moyens de cette résilience, investir sans garantie de retour sur cet investissement. C’est ce que le département SAV de Patek Philippe démontre, avec une conservation exhaustive de tous les composants, même les plus anciens, soigneusement répertoriés et archivés – même s’ils ne seront plus jamais employés. Mais allez savoir ce que le futur réserve!

1974: Déclaration d’indépendance

En 1974, Patek Philippe signe et envoie à tous ses détaillants une «Déclaration d’Indépendance». «En ces temps où de profonds changements ont lieu dans l’industrie horlogère suisse comme entre le détaillant et ses principaux fournisseurs, nous, Patek Philippe, réaffirmons à nouveau notre indépendance en tant qu’entreprise familiale qui n’a aucun lien ni n’en entretient aucun avec les «concentrations» actuellement en cours dans l’industrie horlogère suisse.»

Quelques leçons de résilience: l'exemple de Patek Philippe

Ce manifeste d’indépendance est lancé avec une prescience remarquable au moment précis où l’industrie horlogère suisse va entrer dans une longue décennie de grandes turbulences. Les grands conglomérats que sont alors la SSIH et l’ASUAG dominent le marché qu’ils inondent de pièces mécaniques d’entrée de gamme. En 1974, précisément, les exportations suisses atteignent un sommet historique avec 84,4 millions de pièces, qui ne deviendront plus que 30,2 millions de pièces en 1983. Comme l’explique l’historien Pierre-Yves Donzé, «les entreprises horlogères suisses maîtrisent dans les années 1960 la production en masse de montres mais, à l’exception de Rolex, elles n’adoptent pas ce mode de production pour les produits de qualité. Il y a une véritable bipolarisation entre des montres de qualité dont la production n’est pas rationalisée et des montres bas de gamme fabriquées en masse. Or, c’est précisément la fusion de ces deux modèles, soit la production en masse de montres de qualité, qui permet aux fabricants japonais de s’imposer sur le marché mondial comme les véritables challengers de la Suisse.» Et l’arrivée du quartz va tout balayer.

Dans son manifeste, Philippe Stern non seulement réitère sa farouche volonté de rester indépendant, mais il s’engage à poursuivre une politique «strictement basée sur des produits exclusifs, finis à la main et de haute valeur».

Pour y parvenir, il va réorganiser l’ensemble de l’entreprise, la rationaliser, moderniser l’outil de production, investir massivement dans la production de mouvements mécaniques modernes tout en conservant ses valeurs traditionnelles. Un vaste chantier, mené dans un environnement difficile car, comme il l’admet lui-même, «à ce moment- là, tout le monde pensait que la montre mécanique allait mourir, une vraie catastrophe, rien ne pouvait être pire. Et le phénomène était global, le monde entier se tournait vers la montre quartz.»

L’histoire allait finalement lui donner raison avec la résurgence de la montre mécanique de qualité au mitan des années 1980. Et en 1989, Patek Philippe allait pouvoir fêter ses 150 ans d’indépendance avec un coup d’éclat magistral en exposant aux côtés de la Packard, rachetée pour 1,3 million de dollars à l’American Watchmakers Institute, le Calibre 89, la montre la plus compliquée du monde à l’époque de sa création, avec ses 33 complications, ses 24 aiguilles et ses 1728 composants. De quoi attirer tous les projecteurs sur une vaste et acclamée collection anniversaire de montres-bracelet de grande complication.

Le Calibre 89
Le Calibre 89

La résilience est aussi une affaire de temps (9 ans de développement pour la Calibre 89) et d’investissements humain et financier. Comme le démontre la décision «résiliente» suivante…

Henri et Philippe Stern en 1989
Henri et Philippe Stern en 1989

1990: Construire le futur

Le résilient «doit se frayer une nouvelle piste», disions-nous plus haut en citant Boris Cyrulnik. En 1989, à l’occasion de ses 150 ans et suite à la démonstration du Calibre 89, la «piste» est devenue une avenue qui s’ouvre. Mais, comme le déclare alors Philippe Stern, il subsiste un risque. «Patek Philippe ne doit pas être juste une marque pour collectionneurs. Nous sommes des artisans mais ça ne nous empêche pas de devenir plus professionnels. Nous devons nous moderniser et que nos produits soient disponibles partout chez nos détaillants.»

Présentation avant l'inauguration officielle de la nouvelle manufacture Patek Philippe à Plan-les-Ouates, dans Europa Star, 3/1996.
Présentation avant l’inauguration officielle de la nouvelle manufacture Patek Philippe à Plan-les-Ouates, dans Europa Star, 3/1996.

Il s’agit plus profondément d’assurer la pérennité de l’indépendance de l’entreprise dans le XXIème siècle qui s’approche. Et pour y parvenir, il faut construire. A cette date, les ateliers de Patek Philippe sont dispersés à travers toute la ville de Genève. Décision est alors prise de tous les réunir dans un seul lieu, une vaste manufacture totalement intégrée, dotée d’un outil de production renouvelé, permettant, en améliorant la communication entre les différents services et en pratiquant de façon moderne les plus belles techniques traditionnelles, d’augmenter graduellement et raisonnablement le nombre de pièces produites.

A l'occasion de l'inauguration de la nouvelle manufacture, Patek Philippe présente la Gondolo, une pièce inspirée des designs des années 1940. Ici en couverture d'Europa Star 2/1997, sur fond du hall d'entrée de la manufacture.
A l’occasion de l’inauguration de la nouvelle manufacture, Patek Philippe présente la Gondolo, une pièce inspirée des designs des années 1940. Ici en couverture d’Europa Star 2/1997, sur fond du hall d’entrée de la manufacture.

L’investissement requis était énorme, 125 millions de CHF, alors une année entière de chiffre d’affaires, et le choix du lieu, à Plan-les-Ouates, dans la banlieue de Genève, ainsi que son acquisition ne fut pas une simple affaire, la politique s’en mêlant.

Toujours est-il que 7 ans plus tard, en 1997, l’inauguration officielle de cette manufacture de 170’000 m2, accueillant à l’époque 620 employés pour produire 20’000 pièces par an, fut considérée comme un des actes fondateurs du nouvel élan de l’horlogerie suisse. Comme quoi être résilient permet parfois de reprendre la tête de la course.

Un entretien avec Thierry Stern publié dans Europa Star en 1999.
Un entretien avec Thierry Stern publié dans Europa Star en 1999.

1999: À l’école de la vie

Etre résilient c’est aussi savoir transmettre et comment le faire. En 1999, Europa Star rencontre Thierry Stern, qui n’a alors pas encore 30 ans mais qui est déjà destiné à reprendre un beau jour les rênes de la maison (il sera nommé Président du conseil d’administration dix ans plus tard, en 2009). A cette occasion, Thierry Stern nous raconte son propre parcours jusqu’à cette date. Il n’est alors «que» responsable du département Design & Création. Le jeune homme frappe déjà par sa simplicité et sa franchise. A-t-il suivi une Haute école de commerce? Est-il titulaire d’un MBA, lui demande- t-on?

Il en rit. Non, rien de tout ça. Son parcours, c’est une forme d’apprentissage «à l’ancienne», sur le tas, les mains dans le cambouis, du concret, du quotidien. Il reconnaît aussitôt qu’il a la chance inouïe d’être né là où il est né, c’est à dire à l’une des places les plus enviées de l’horlogerie suisse. Mais encore faut-il parvenir à être à la hauteur de ce destin d’exception. «Si je n’ai pas les qualités nécessaires, eh bien je resterai à ma place, avoue-t-il humblement, et on nommera une direction déléguée.» N’est-ce pas là aussi une des clés de la résilience: savoir tenir son rang, être lucide sur ses propres capacités?

Toujours est-il que jusqu’à cette date, son parcours «à l’ancienne» lui permet d’avoir solidement les pieds sur terre. Il a tout fait, il a commencé par ouvrir la porte aux clients entrant dans un magasin en Allemagne, il a fait les paquets, il a suivi ses cours à l’Ecole d’horlogerie de Genève, il a nettoyé les montres, il a travaillé dans la filiale de New York et a visité un à un tous les détaillants des Etats-Unis, il s’est occupé des stocks des bracelets et des fournitures pour le service aprèsvente, il a travaillé dans les ateliers des boîtes et bracelets, il a appris auprès des artisans de la maison, il s’est familiarisé avec les nouvelles machines à commande numérique, il a été responsable marketing au Benelux, puis, de retour au siège, il a rationalisé et informatisé le département Design & Création…

Boris Cyrulnik, toujours lui, dit à propos de la résilience que «si l’on transmet de belles valeurs, leur héritage sera pour la personne qui le reçoit bien supérieur à leur propre hérédité». A sa manière, cette «école de la vie», si contraire au parcours abstrait, théorique et désincarné des grandes écoles de commerce internationales d’où l’on ressort formaté, permet d’affronter avec courage, bien plus raisonnablement et pragmatiquement, les vents contraires qui, à échéance régulière, ponctuent l’histoire de nos sociétés et, en l’occurrence, celle d’une industrie horlogère si sensible à tous les soubresauts.

Portrait de Philippe et Thierry Stern en 2009, réalisé à l'occasion du lancement du Poinçon Patek Philippe.
Portrait de Philippe et Thierry Stern en 2009, réalisé à l’occasion du lancement du Poinçon Patek Philippe.

2020… Et au-delà

En ces temps de très violente et inattendue tempête, ce sont là des qualités, des valeurs, qui peuvent constituer le socle de la résilience.

Dernière démonstration de résilience programmée, si l’on peut dire, le nouveau bâtiment dont Patek Philippe dispose désormais à côté de sa déjà imposante manufacture. Un lieu destiné à la fois à accélérer la recherche et le développement et à préserver les plus anciens et traditionnels métiers d’art horlogers, à l’image de l’émail. Un investissement colossal, d’environ 600 millions de CHF intégralement autofinancés, décidé en 2015 («ma toute dernière décision», nous confiait Philippe Stern). Un nouveau et sacré pari sur le futur. Et des paris de ce genre, l’horlogerie va en avoir un sacré besoin dans les années incertaines qui s’ouvrent.

Une série limitée en hommage à la nouvelle manufacture Patek Philippe: le modèle Calatrava référence 6007A-001.
Une série limitée en hommage à la nouvelle manufacture Patek Philippe: le modèle Calatrava référence 6007A-001.

Sur l’histoire de Patek Philippe et de ses nombreux soubresauts, lire l’excellent et monumental ouvrage Patek Philippe, The Authorized Biography, de Nicholas Foulkes, 544 pages, 1400 illustrations, publié par Preface en 2016, une collection de la maison d’édition Penguin Random House. En anglais, français, allemand, italien, japonais et chinois simplifié. CHF 220.- En vente sur le site patek.com

Découvrez nos archives - Rejoignez le Club Europa Star
Nouveau: 40’000 pages ajoutées, depuis l’année 1950!
Plus de 100’000 pages d’archives à découvrir dans notre base de données du Club Europa Star - 70 ans de marques, de modèles, de marchés et leurs développements au fil du temps.