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Vacheron Constantin Overseas Automatique Ultra-Plate: l’ultra-finesse dans une vision durable

avril 2026


Vacheron Constantin Overseas Automatique Ultra-Plate: l'ultra-finesse dans une vision durable

Avec la nouvelle Overseas Automatique Ultra-Plate, Vacheron Constantin ne cherche pas à battre un record, mais à ouvrir un nouveau chapitre. Portée par le calibre 2550, fruit de sept années de développement, cette pièce incarne une vision contemporaine de la finesse: utile, robuste et pensée pour durer. À travers elle, la Maison genevoise prolonge un héritage historique tout en posant les bases d’une nouvelle génération de mouvements.

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a maîtrise de l’ultra-plat chez Vacheron Constantin remonte à loin. Dès ses montres de poche, la Manufacture explore les limites de la miniaturisation. En ce qui concerne la montre-bracelet, c’est en 1955, à l’occasion de son bicentenaire, qu’elle marque durablement l’histoire avec le calibre 1003. Avec une épaisseur d’environ 1,64 mm, ce mouvement manuel devient une référence absolue – un exploit technique dont l’influence perdurera pendant des décennies.

Comme le souligne Morgan Maillard, Expert Style et Héritage chez Vacheron Constantin, «réaliser un mouvement ultra-plat, surtout en or et en remontage automatique, relève d’une complexité que je pense équivalente à celle d’un tourbillon». Car, contrairement à ce que l’on pourrait imaginer, l’ultra-plat n’est jamais affaire de «simplification», mais au contraire le résultat d’une concentration extrême de savoir-faire.

Treize ans plus tard, en 1968, la Maison franchit une nouvelle étape avec le calibre automatique 1120, d’une épaisseur de 2,45 mm. Ce mouvement, qui équipera notamment la légendaire 222 de 1977, devient un pilier technique. Il traverse les générations, s’adapte, évolue, et demeure encore aujourd’hui une base essentielle, notamment pour des modèles à quantième perpétuel.

En pleine crise du quartz, cette architecture ultra-plate joue un rôle-clé: elle permet à la Maison de maintenir une proposition mécanique pertinente, élégante et distinctive. «Le 1120 nous a véritablement propulsés vers l’avant», souligne Morgan Maillard. La quête de finesse de Vacheron Constantin franchit une nouvelle étape, un demi-siècle plus tard.

Le calibre 2550: réinventer sans renier

Avec le calibre 2550, Vacheron Constantin ne cherche pas à remplacer une icône de son catalogue de mouvements, mais à prolonger intelligemment cette quête. L’objectif n’est pas de faire «plus fin pour être plus fin», mais de répondre à des attentes contemporaines, celle des clients de la Maison: autonomie, robustesse, fiabilité.

Ainsi, avec une épaisseur de seulement 2,4 mm – légèrement inférieure à celle du 1120 – le nouveau mouvement double sa réserve de marche pour atteindre 80 heures. Une performance remarquable dans cette catégorie, obtenue grâce à une architecture entièrement repensée. Le calibre 2550 repose sur trois innovations majeures, à commencer par un micro-rotor en platine. Premier du genre chez Vacheron Constantin, il maximise le rendement grâce à la densité du matériau.

Deux barillets superposés pivotent sur un seul axe fixé au pont du barillet. Leur montage en série – empilés l’un au-dessus de l’autre dans une orientation inversée – a permis de supprimer l’un des tambours de barillet, contribuant ainsi de manière significative à la finesse du mouvement. Le couple de remontage étant transmis directement au barillet supérieur tandis que l’énergie est délivrée par le barillet inférieur au pignon de sortie, le rochet a également pu être supprimé. Bien que positionnés l’un au-dessus de l’autre, les deux barillets fonctionnent en série, couplés par leurs axes respectifs. Cette configuration garantit un couple très stable et, par conséquent, une grande stabilité chronométrique. Enfin, un rouage compact, sur un seul plan, est repensé pour s’intégrer dans cet espace contraint. Certaines roues sont montées sur microbilles céramiques, améliorant à la fois la fluidité et la durabilité.

Morgan Maillard insiste sur cette logique d’ensemble: «Nous avons retiré des éléments, repensé la structure, pour mieux répartir l’énergie et garantir une vraie autonomie de 80 heures.» Une approche pragmatique, loin de la seule course aux records.

Une philosophie: l’ultra-plat au service de l’usage

Contrairement à certaines démonstrations techniques, le calibre 2550 n’est pas conçu comme une fin en soi. Il s’inscrit dans une vision à long terme. «Quand on lance un mouvement, on ne connaît pas encore toutes les déclinaisons qui trouveront ici leur point de départ, explique Morgan Maillard. Mais le plus important est qu’il puisse ouvrir des perspectives: il doit être une base solide pour les 10, 20 ou 30 prochaines années.»

Cette philosophie se reflète dans les choix techniques. La fréquence de 3 Hz, par exemple, répond aux exigences du Poinçon de Genève en matière de chronométrie et de fiabilité. Les tests garantissent une précision de moins d’une minute sur sept jours, une performance cohérente avec l’usage quotidien.

L’ultra-plat devient ici une plateforme, pensée pour évoluer, accueillir de futures complications, et s’adapter à différentes collections.

Elégance sportive en platine

C’est au sein de la collection Overseas que ce nouveau calibre fait ses débuts, dans une édition limitée à 255 exemplaires.

Avec un diamètre de 39,5 mm et une épaisseur totale de 7,35 mm, cette nouvelle référence devient la plus fine Overseas jamais produite. Le choix du platine 950 comme matériau de son boîtier – une première pour la collection – fait écho au micro-rotor en platine qui l’anime. L’alliage utilisé, enrichi en cuivre et gallium, bénéficie d’un traitement thermique qui le rend 2,7 fois plus résistant que le platine traditionnel. Ce choix n’est pas anodin, car «il faut que la boîte puisse encaisser toutes les variations, sur un espace aussi contraint», précise Morgan Maillard. L’ultra-finesse impose des contraintes structurelles que seule une matière suffisamment robuste peut absorber.

Esthétiquement, la montre joue la carte d’une élégance subtile. Le cadran saumon satiné soleil, associé au platine, évoque certaines pièces historiques de la Maison tout en affirmant une modernité discrète. Le mouvement, d’un diamètre de 30,6 mm, occupe presque entièrement le fond de boîte, offrant une vue spectaculaire sur son architecture.

Le record est peut-être ailleurs…

Si le calibre 2550 ouvre un nouveau chapitre, il ne marque pas la fin des précédents. Le 1120 continue d’exister, notamment comme base pour des pièces compliquées. Plus largement, cette nouveauté s’inscrit dans la devise historique de la Maison: «Do better if possible, and that is always possible». Une invitation permanente à explorer, à améliorer, à repousser les limites – non pas pour la seule performance, mais pour enrichir l’expérience horlogère.

Avec l’Overseas Automatique Ultra-Plate, Vacheron Constantin fait la preuve d’une horlogerie qui ne cherche pas seulement à impressionner, mais à durer. Pendant la célébration d’un 270ème anniversaire de tous les records en 2025, alors que tout le monde lui demandait comment faire «encore plus fort», le CEO de Vacheron Constantin, Laurent Perves, avait justement répondu que sa priorité était de réaliser un travail de fond sur les mouvements, pour en proposer des versions contemporaines, durables, comme bases pour les décennies à venir.

Le calibre 2550 incarne parfaitement cette vision. Pas une recherche de records, mais une solution efficace et durable. A n’en pas douter, comme ses prédécesseurs, son existence se calculera non en années mais en décennies, voire en siècles. Il sera peut-être là, son record – un record de longévité.

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