time-business


Biver: Once again!

English
avril 2022


Biver: Once again!

Qui d’autre que Jean-Claude Biver aurait osé présenter ce qui n’est encore qu’une idée en marche? La rock star de l’horlogerie ne va pas nous faire écouter quelques passages choisis de son prochain tube, il ne l’a pas encore vraiment composé. Mais il nous annonce le nom de sa prochaine tournée...

D

ans le monde de l’horlogerie, il n’y a qu’une seule véritable rock star: Jean-Claude Biver. D’autres ont bien essayé mais ils n’y sont pas parvenus. Ça ne se commande pas. C’est une forme de nature.

Et effectivement, c’était un agenda de rock star que celui de Jean-Claude Biver lors du dernier Watches & Wonders de Genève! Le maestro recevait la presse du monde entier dans la suite présidentielle des Bergues. Une semaine pleine au cours de laquelle tout le monde a défilé pour en savoir plus à propos de sa prochaine tournée. Que nous réserve-t-il après les grandes tournées précédentes, Blancpain, Omega, Hublot, TAG Heuer, Zenith... qui se sont succédées? Quelle musique va-t-il nous jouer?

Flanqué de son fils Pierre, 22 ans (4 ans quand son père a repris Hublot) et destiné à poursuivre l’ouvrage, Jean-Claude Biver ne va pas nous faire écouter quelques passages choisis de son prochain tube. Il ne l’a pas encore vraiment composé. Mais il nous annonce le nom de sa prochaine tournée – JCBIVER – et nous montre le décor de scène: une vitrine astucieuse mais encore vide. Quant au reste, il n’y a rien. Pas le dessin d’une montre, pas une image virtuelle, un teaser, rien.

Il avoue qu’il vient de trouver un local et d’engager trois constructeurs (les trois premiers instrumentistes). Quatre horlogers vont suivre prochainement. Ça c’est la première chose. Il se donne trois ans pour sortir son propre mouvement et ses propres mécanismes mais annonce déjà, en attendant, une première pièce pour le moins ambitieuse qui devrait sortir en mars 2023, une répétition minute carillon, avec tourbillon et micro-rotor.

Il se donne trois ans pour sortir son propre mouvement et ses propres mécanismes mais annonce déjà, en attendant, une première pièce pour le moins ambitieuse qui devrait sortir en mars 2023, une répétition minute carillon, avec tourbillon et micro-rotor.

Jean-Claude Biver en 1993 dans Europa Star
Jean-Claude Biver en 1993 dans Europa Star
©Europa Star 1993

Le reste est à l’avenant, «une production très limitée – on compte quand même en quelques centaines de pièces – pour une qualité illimitée» de quantième perpétuels, répétitions minute, chronographes, heures universelles, métiers d’art. Le style? «Classique contemporain, de grande tradition mais innovante dans les matériaux... néo-classique, en d’autres termes.» Le prix? « De 200’000 à 650’000 CHF». La distribution? «Douze points de vente dans le monde, pas un de plus. Et jamais aucune vente en direct.» Quant au marché secondaire, «il y aura contrat avec le client, stipulant que celui-ci, en cas de revente, a obligation de la proposer en premier à la marque.»

Fermez le ban.

La distribution? «Douze points de vente dans le monde, pas un de plus. Et jamais aucune vente en direct.» Quant au marché secondaire, «il y aura contrat avec le client, stipulant que celui-ci, en cas de revente, a obligation de la proposer en premier à la marque.»

Jean-Claude Biver est décidément une rock star. Qui d’autre que lui aurait ainsi osé présenter ce qui n’est encore qu’une idée en marche.

«Les projets naissent sans qu’on puisse en présupposer, s’en explique-t-il. Il y a quelque chose de l’ordre de la prédestination, on ne peut jamais rien prévoir. Face à l’incertitude du futur, il faut avoir le feu sacré. Je ne lance pas ce projet pour gagner de l’argent mais par conviction, passion. Ceci dit, il faut réunir trois autres conditions: il faut que ça fasse sens dans le métier, que ça apporte quelque chose. Ensuite, il faut que ça soit en adéquation avec ce que vous savez faire. Et enfin, il faut savoir vous entourer, ne pas penser que vous allez y arriver tout seul. Il vous faut des supports, des conseils. Ce n’est pas une traversée en solitaire.»

Alors, après la renaissance de Blancpain de ses cendres pluriséculaires, l’incroyable boost marketing insufflé à Omega, la transformation de Hublot en marque-phare d’une époque, Biver saura-t-il nous surprendre au tournant de son existence? Once again! Et entre nous, il y a fort à parier que les premières montre JCBIVER sont d’ores et déjà réservées.

VOTRE NEWSLETTER HEBDOMADAIRE