04. time-keeper


MOINS DE STRESS, PLUS D’ÉMOTION

SLIM D’HERMÈS L’HEURE IMPATIENTE

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mars 2017


MOINS DE STRESS, PLUS D'ÉMOTION
L

a façon de décompter l’heure transforme notre perception du temps. La vision d’un sablier qui s’écoule n’est pas comparable à celle d’un chronographe qui décompte les secondes. Un sablier rend visible à la fois le temps écoulé et le temps qu’il nous reste, matérialisé par le sable qui attend encore de passer par le petit trou du temps. A l’intérieur d’un sablier, passé, présent et futur cohabitent.

Avec son Temps Suspendu, puis son Heure Masquée, Hermès nous a habitués à composer avec le temps en suspendant la marche des aiguilles ou en jouant avec lui une partie de cache-cache. Avec sa toute nouvelle Heure Impatiente, Hermès complète brillamment ce qui est désormais une trilogie unique en son genre.

«Plutôt que de mesurer, séquencer, contrôler, nous préférons jouer avec d’autres temps, susciter des émotions, ouvrir des parenthèses dans le temps, créer des espaces poétiques. Nous aimons faire des pas de côté par rapport à l’horlogerie, être en décalage. Nous aimons la fantaisie, la légèreté, le jeu, la liberté. Sans esprit de sérieux, mais en faisant les choses sérieusement,» explique Laurent Dordet, CEO de La Montre Hermès.

L’intuition de L’Heure Impatiente revient à Philippe Delhotal, directeur développement et création. Se souvenant de son impatience d’enfant dans l’attente d’une promesse ou, plus tard, des battements de cœur qui précèdent un rendez-vous amoureux, il a sorti son crayon et dessiné sur le champ son idée.

Une montre qui indique un décompte de 60 minutes avant de doucement tinter à l’heure dite. Comme un petit sablier de poignet. Le tout sur un cadran simple, pur, essentiel. «Ça lui a pris deux minutes et à moi 5 ans», rit Jean-Marc Wiederrecht, complice d’Hermès pour ses pièces les plus poétiques. « C’était du jamais vu. Et il fallait le loger dans un boîtier standard de Slim qui, au final, prendra 8/10ème de plus. Un petit cadran pour régler l’heure du rendez-vous, réglable par poussoir, et un décompte par aiguille de 60 minutes, activable par un autre poussoir. Sans oublier une sonnerie de 1 ½ seconde. Il fallait réussir à produire un son à une heure dite avec une énergie qui ne provienne que du seul mouvement. Il fallait lui demander cette énergie sans perturber sa marche. Nous avons imaginé un ressort-boudin précontraint qui, grâce à une came concentrique de 360°, accumule l’énergie pendant une heure et la relâche à l’heure dite. Il fallait aussi trouver la forme et la matière du timbre, laisser un maximum d’air autour du mouvement pour la qualité du son. La difficulté a été surtout de résoudre l’équation en la simplifiant au maximum.»

Certains, insensibles à cette vision du temps, parleront peut-être de complication «inutile». Mais il est fort à parier que leurs porteurs l’utiliseront plus souvent que les porteurs de chronographes n’utilisent leur complication «utile». Pour les uns le temps se décompte, pour les autres il s’écoule.