time-keeper



LOUIS MOINET

OBJECTIF ECLIPSE DE LUNE

novembre 2017


LOUIS MOINET
Q

uand Jean-Marie Schaller décida de réhabiliter Louis Moinet, grand horloger du XIXème siècle tombé dans l’oubli, et de donner son nom à la marque qu’il créa en 2003, il ignorait encore qu’il allait faire une découverte exceptionnelle et, en passant, tout simplement révolutionner l’Histoire de l’horlogerie. En retrouvant lors d’une vente aux enchères le « Compteur de tierces » de Louis Moinet, une pièce extraordinaire exécutée en 1816 qui mesure le 60ème de seconde, bat à 216,000 vibrations heure et est munie d’un retour à zéro, Jean-Marie Schaller se rendit graduellement compte qu’il tenait entre ses mains le tout premier chronographe au monde, ce dont personne n’était conscient jusqu’alors.

Détail de la pendule du Maréchal Murat, Roi de Naples et beau-frère de Napoléon, réalisée par Louis Moinet aux alentours de 1820.
Détail de la pendule du Maréchal Murat, Roi de Naples et beau-frère de Napoléon, réalisée par Louis Moinet aux alentours de 1820.
Ce qu’il savait déjà, par contre, était le vif intérêt que Louis Moinet avait toujours porté à l’astronomie. Celui-ci n’avait-t-il pas déclaré, dans son très complet Traité d’Horlogerie, publié en 1848, que « la connaissance des principales lois des sciences physiques et mathématiques n’est point indifférente dans les recherches de haute horlogerie, c’est à dire de celle marine et astronomique. » Un intérêt et une fascination que Jean-Marie Schaller partageait pleinement et qu’il matérialisa à de nombreuses reprises en insérant dans ses montres des fragments de météorites rarissimes venues du fond de l’univers, en multipliant les références à l’astronomie, comme notamment avec la collection Astralis, et en proposant même un véritable planétarium, le Meteoris Solar System.

Celui-ci matérialise en 3 dimensions l’ensemble du système solaire en représentant en mouvement Mercure, Vénus, la Terre, la Lune, Mars, Jupiter, Saturne, Uranus, Neptune et Pluton gravitant autour du Soleil. De plus ce planétarium s’accompagne de quatre montres à tourbillon présentant chacune une météorite d’exception, en provenance de Mars, d’une comète, d’un astéroïde et de la Lune.

L’astronomie fut une des préoccupations majeures de Louis Moinet. Son « compteur de tierces » - qui pour être un chronographe capable de mesurer le 60ème de seconde, n’est pas une « montre » pour autant car il n’affiche par l’heure et la minute courantes – il l’a réalisé dans le but premier de pouvoir affiner ses calculs astronomiques et de parvenir à une précision encore jamais atteinte. Au moment de sa création, il y a 200 ans pile, ce « compteur de tierces » était sans doute un des instruments scientifiques d’avant-garde les plus évolués de l’époque. Avant de connaître une longue éclipse après la mort de Louis Moinet

MEMORIS RED ECLIPSE

MEMORIS RED ECLIPSE

Memoris Red Eclipse

Pour fêter avec éclat ce 200ème anniversaire, Les Ateliers Louis Moinet ont conçu une pièce exceptionnelle, la Memoris Red Eclipse, toute entière consacrée à la Lune. Chronographe-montre plutôt que montre-chronographe, la Memoris, présentée l’année dernière dans sa première version, est «le premier chronographe didactique de l’histoire horlogère», comme aime à dire Jean-Marie Schaller. Et de fait, contrairement à tous les autres chronographes, le mécanisme du chronographe est situé au premier plan de la montre et occupe presque tout l’espace du cadran. Il dévoile ainsi les jeux de son fonctionnement, orchestré par une roue à colonnes située à 12h. Ni squelette ni module additionnel, ce mouvement est construit de façon inversée : le mécanisme horaire du mouvement automatique étant quant à lui visible au dos de la montre, sous la platine ajourée.

La Memoris Red Eclipse est la version la plus prestigieuse de ce chronographe-montre anniversaire. Son boîtier est entièrement gravé main sur le thème de l’éclipse de lune, en employant une technique particulière et un style traditionnellement réservé à la gravure des fusils de chasse. Toutes les terminaisons du mouvement sont également réalisées à la main, et notamment les anglages du fond bleuté et étoilé, réalisés en couplant une guillocheuse traditionnelle et un burin fixe. Le résultat offre un ciel piqué d’étoiles qui s’allument et brillent selon les mouvements du porteur de la montre.

Visible au dos de la montre, la masse oscillante finement guillochée est magnifiquement ornée d’une Lune rouge – couleur qu’elle prend notamment lors de ses éclipses – en émail parsemé de paillons d’or.

Aux yeux de Jean-Marie Schaller, «Red Eclipse exprime la quintessence de notre collection Memoris. Par son caractère événementiel, sa limitation à seulement 12 pièces et sa finition de haut niveau, elle se destine aux collectionneurs les plus avertis.»