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Une «boule de neige» renferme tout un monde

CARNET D’ÉTÉ

juillet 2018


Une «boule de neige» renferme tout un monde

A la confluence de l’horlogerie, de la bijouterie et du rêve, la Dreamboule offre tout un monde glissé à son doigt.

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ne «boule de neige» est un monde en miniature. La reproduction, sous un globe que l’on agite, d’un lieu et d’un moment. Evocatrice, poétique, elle peut même donner la clé de toute une vie, renfermer un univers entier issu de l’enfance, comme nous l’a démontré Orson Welles dans son célèbre film Citizen Kane.

Une «boule de neige» renferme tout un monde
A la fin de sa vie, le milliardaire Kane retrouve son enfance - et son secret - caché à l’intérieur d’une boule de neige de verre.

Les enfants le savent bien, eux qui sont fascinés par ce monde en miniature, enfermé à l’intérieur d’une sphère transparente dans laquelle, magiquement, tombe la neige. C’est précisément en observant cette scène dans son chalet d’hiver, en voyant ses propres enfants jouer avec une boule assis devant le feu, l’agitant pour créer la tempête ou laissant tomber doucement les flocons de neige, que Beniamino Crocco a eu l’idée de créer la Dreamboule.

Ce monde de rêve silencieux et magique, capturant et reflétant les lumières qui l’entourent, il allait en faire un bijou, un véritable bijou, une bague précieuse, «un rêve à porter au doigt», comme il le dit lui-même.

Une «boule de neige» renferme tout un monde

Beniamino Crocco est un designer italien, formé au Polytechnique de Milan, créateur du Circus Design, mais c’est aussi le fils de Carlo Crocco, l’homme qui a créé et lancé Hublot en 1980. A cette date, Carlo Crocco casse les codes de la haute horlogerie en y introduisant le caoutchouc - parfumé à la vanille! A l’époque, c’est une idée qui est considérée comme sacrilège par les gardiens du temple horloger. Contre toute attente, le succès est considérable et tout le monde finira par s’y mettre, au caoutchouc. Mais Carlo Crocco a d’autres rêves en tête, consacre de plus en plus de temps à la fondation qu’il a créée pour venir en aide à l’enfance déshéritée - principalement en Inde -, cède le poste de CEO à Jean-Claude Biver et finit par vendre la marque à LVMH en 2008. De cette aventure, Beniamino Crocco - qui a travaillé trois ans chez Hublot à la création de la Big Bang - conserve un goût certain pour l’art horloger, le haut artisanat, les belles matières et... l’envie lui aussi de casser les codes. La Dreamboule est née ainsi, à la confluence du rêve de l’enfance et de ce désir de tout chambouler.

Construire un bijou comme on construit une montre

Une «boule de neige» renferme tout un monde

Fort de son expérience de la construction horlogère, Beniamino Crocco a conçu son bijou comme on conçoit l’habillage d’une montre. La boule est un véritable container vissé et doté de joints qui lui procurent une étanchéité de 3 bars, testée et certifiée avec un appareillage et des protocoles horlogers. On peut donc remplir l’intérieur de ce «container» translucide d’un liquide - en l’occurrence une «dream solution» au pH neutre - suffisamment dense pour que, par exemple, des paillettes d’or y dansent comme de la neige en suspension.

Une «boule de neige» renferme tout un monde

La «boule» ( de 28 mm ou de 36 mm de diamètre) est un dôme de saphir transparent, un cabochon inrayable, antireflets, robuste, sans distorsion optique. A l’intérieur, est contenue la fameuse «magic solution», fruit, nous dit-on, de «plusieurs années de recherche» pour parvenir à obtenir cet effet de slow motion des paillettes qui y flottent, recouvertes d’un traitement spécial destiné à les protéger. A elle seule, la fabrication de paillettes et poudres d’or est toute une aventure tant du point de vue de leur composition afin de maximiser leur effet de radiance lumineuse (il s’agit d’un alliage à 24 carats), que lorsqu’il s’agit de découper les feuilles d’or en petits flocons.

Une «boule de neige» renferme tout un monde

Des mondes, des rêves à chaque fois différents

Ces paillettes d’or tournoient autour d’une scène à chaque fois différente, figurative ou plus abstraite, gravée dans de l’or ou constituée de pierres précieuses, diamants, saphirs aux généreuses dimensions (de 31 à 46carats), tailles facettées ou en cabochons... Libre cours à l’imagination!

Chaque Dreamboule est intégralement travaillée à la main et exige environ 180 heures de travail. Les composants sont exécutés dans les ateliers de Valenza et la bague assemblée, terminée et testée à Milan, à la Brera. Garantie deux ans, cette bague aussi «technique» que poétique est proposée en 50 références. Petit détail mais non des moindres, la Dreamboule est livrée avec un «capot», couverture amovible en caoutchouc noir ou blanc (on ne se refait pas), qui permet à loisir de dissimuler la scène qu’elle renferme - afin sans doute de garder ses rêves pour soi.

La Dreamboule est en vente chez Nerone, à Milan, Brera, où Beniamino Crocco et son épouse Katerina tiennent boutique. Pour plus de renseignements, consulter le site www.dreamboule.com