E
n quoi consiste votre rapprochement avec Citizen?
Nous avons déjà l’intégralité de nos modèles équipés de calibres Miyota (Citizen), qui sont pour moi les meilleurs mouvements quartz du monde pour l’entrée de gamme. De plus nous devenons désormais les distributeurs de Citizen sur les marchés français et belge. Nos liens sont toujours plus étroits et vont aussi aboutir en avril prochain à un projet très ambitieux. Nous gardons la surprise pour Baselworld.
Devenir distributeur, c’est un nouveau métier pour vous?
Excepté la France et la Belgique, où nous jouons «à domicile», nous n’avons jamais voulu distribuer nous-mêmes nos produits. En Allemagne nous avons par exemple un nouveau partenaire, ILG Germany GmbH, une filiale du Groupe ILG. Entre 2000 et 2011, il y a eu une décennie où l’on devait ouvrir des points de vente à grande vitesse et partout pour répondre à la forte concurrence sur notre créneau de la montre colorée en plastique abordable, qui était alors très en vogue. La marque a atteint son «pic» en 2011-2012. Aujourd’hui, sur la montre en plastique entrée de gamme, il ne reste que trois acteurs majeurs: Ice-Watch, Swatch et Casio. Nous avons environ 900 points de vente en France et 6’000 dans le monde.
«Nos liens avec Citizen sont toujours plus étroits et vont aussi aboutir en avril prochain à un projet très ambitieux. Nous gardons la surprise pour Baselworld.»
Où se situent les principaux marchés d’Ice-Watch?
En Europe. Le pays le plus fort est la France, devant la Belgique, les Pays-Bas, l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne ou encore la Pologne. Nous avons également une présence au Japon et en Asie du Sud-Est. La marque n’est pas développée aux Etats-Unis, où la montre en plastique n’a jamais vraiment fonctionné et où nous faisons face à des acteurs géants comme Fossil ou Timex qui produisent des modèles à prix extrêmement bas sur une grosse distribution de type Walmart.
Comment vous positionnez-vous sur le marché français?
Si l’on regarde le tableau des marques évoluant à moins de 1’000 euros en sell-out, Ice-Watch se classe cinquième en valeur et deuxième en nombre d’unités vendues. Sur cette gamme de prix, les volumes généraux sont en baisse, mais cela est compensé par une augmentation du prix de vente moyen.
J’espère que nous serons d’ici la fin de l’année la première marque vendue en France en nombre d’unités, dans le segment de la montre à moins de 1’000 euros. Notre gamme va dès 59 euros jusqu’à 169 euros. En valeur, nous sommes restés stables l’an dernier à plus de 5% de part de marché du segment sous les 1’000 euros. Si l’on isole la catégorie de 50 à 99 euros, nous devenons la première marque, avec 16% de parts de marché. Il y a de nouvelles marques qui nous copient, mais elles font peu de volumes. Par ailleurs, nous avons beaucoup plus de ventes de montres féminines que masculines et nous voulons augmenter notre positionnement sur la montre masculine.