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L’innovation horlogère, dans toutes les directions

OPINION

mai 2019


L'innovation horlogère, dans toutes les directions

On a encore vu un nombre impressionnant de start-up horlogères présenter le fruit de leurs inventions lors du dernier salon de Bâle (pourtant réduit de moitié en termes d’exposants).

L

a montre mécanique traditionnelle a perdu de ses attraits purement fonctionnels, d’abord avec l’arrivée de la précision du quartz dans les années 1970 puis de la connexion numérique (donc la précision atomique) dans les années 2010.

Il n’empêche: l’innovation technologique se porte au beau fixe dans le monde de la belle mécanique horlogère. On en veut pour preuve la percée de Bulgari dans le garde-temps ultra-plat (lire notre article à ce sujet ici). La firme à l’ADN italo-suisse a encore battu un record lors de la dernière édition de Baselworld avec le chronographe automatique le plus fin au monde: le modèle Octo Finissimo Chronograph GMT ne mesure en effet que 3.3 mm d’épaisseur! Un cinquième record en cinq ans pour Bulgari

La montre mécanique traditionnelle a beau avoir perdu de ses attraits purement fonctionnels, d’abord avec l’arrivée de la précision du quartz puis de la connexion numérique, l’innovation technologique se porte au beau fixe.

Parallèlement, on a encore vu un nombre impressionnant de start-up horlogères présenter le fruit de leurs inventions lors du dernier salon de Bâle (pourtant réduit de moitié en termes d’exposants), que ce soit au Carré des Horlogers, à l’Incubateur ou à l’hôtel Hyperion.

On a par exemple vu arriver l’horlogerie évolutive de la startup horlogère française Hegid, qui a imaginé une «tête de montre» (capsule) qui s’associe à une multitude de choix de carrures ou de bracelets (lire notre article ici).

On a aussi repéré l’horlogerie ultra-élégante du Néerlandais Michiel Holthinrichs (lire son portrait ici), qui utilise l’impression 3D pour concevoir les différents éléments de ses garde-temps. Dernière innovation: la réalisation d’une première montre en platine au moyen de technologies 3D.

Il y a aussi les créatifs qui décident de quitter le confort des grands groupes horlogers pour se lancer dans l’aventure entrepreneuriale horlogère: c’est le cas de la nouvelle société Riskers, qui réunit d’anciens de Richemont, désireux de consacrer des montres à «ceux qui osent prendre des risques», dans quelque domaine que ce soit.

Il y a aussi les créatifs qui décident de quitter le confort des grands groupes horlogers pour se lancer dans l’aventure entrepreneuriale horlogère.

Et puis, on pourrait encore mentionner la volonté de «démocratiser» la belle horlogerie exprimée par certains acteurs, comme Code41. Ce trouble-fête propose ainsi un nouveau modèle à rotor périphérique, à moins de 5’000 francs. La société lausannoise vient de récolter plus de 2,5 millions de francs de financement participatif pour cette nouveauté (lire notre analyse sur le crowdfunding horloger ici).

En parallèle, le quartz se fait de plus en plus précis, comme l’illustre le Japonais Citizen avec son modèle Calibre 0100 qui affiche 1 seconde de variation… par année (lire ici et dans la prochaine édition d’Europa Star).

Simultanément, la montre connectée se fait de plus en plus exhaustive, avec la nouvelle mouture dédiée au monde du golf de la Connected de TAG Heuer et ses… 39’000 parcours de golf enregistrés, soit peu ou prou l’ensemble des «greens» de la planète.

Preuve s’il en fallait que la mécanique, le quartz et la connexion peuvent vivre et évoluer en parallèle, apportant chacune différents types d’innovation et toutes se chargeant de convertir de plus en plus de poignets autrefois dénudés!